Les PFAS, per- et polyfluoroalkylées en termes plus scientifiques, sont des composants chimiques très utiles et donc très utilisés dans notre quotidien.
Découverts par hasard dans un laboratoire de Dupont de Nemours pendant la Deuxième Guerre Mondiale, on les retrouve dans des textiles, emballages alimentaires, mousses anti-incendie, gaz réfrigérants, revêtements antiadhésifs, cosmétiques, dispositifs médicaux, produits phytopharmaceutiques,... Bref, PARTOUT dans notre quotidien.
Et plus on consomme, plus on produit, plus on utilise des PFAS.
Le(s) problème(s) ?
- Ce sont des polluants éternels : les liaisons chimiques qui les composent sont très solides et une fois produits, il ne se dégradent pas
- Ils sont très mauvais pour l'organisme : en fonction des PFAS (il y en a plus de 3000 répertoriés à ce jour), ils sont cancérigènes, perturbent le développement des fœtus ou notre fertilité, etc.
Même s'ils sont progressivement interdits dans nos objets du quotidien, on en a produit suffisamment désormais pour en retrouver maintenant partout dans la nature et donc dans :
- la nourriture que l'on consomme
- l'air que l'on respire
- l'eau que l'on boit
Et c'est d'autant plus vrai si on vit près d'un site avec une histoire industrielle.
Pour l'eau, on accepte en France une exposition maximale de 0,1 µg/L, mais :
- seules 20 substances sont testées
- il y a un débat sur le fait que sous ce seuil, c'est probablement déjà dangereux
- seuls 30% des réseaux ont publié leurs données et déjà 30 réseaux sont au-dessus des seuils
Alors, que faire ? Les stations de potabilisation s'équipent progressivement, mais c'est forcément limité, progressif et surtout, pas immédiat, trop long. Les technologies de filtration, à installer facilement chez soi, sont fiables, faciles à installer et abordables : distillation, charbon actif, etc.
Les PFAS sont partout et notamment dans l'eau "potable" de votre robinet. Vous n'êtes pas obligés d'en boire.
Et dans ma commune alors ?